Un festival international
Le festival Pint of Science est organisé dans 28 pays à travers le monde et plus de 68 villes en France. Découvrez la programmation complète près de chez vous.
Du lundi 18 au mercredi 20 mai, de 19 à 22h, nous vous donnons rendez-vous au bar :
« Le dernier bar avant la fin du monde »
19 avenue Victoire
75001 Paris
Sur inscription à partir du 13 avril 2026
Programme
En 2026, six scientifiques — chercheurs et doctorants — participeront à l’événement. Le FC3R pourra également compter sur l’appui de Maria Gutierrez (PhD) pour assurer l’animation des rencontres.
Lundi 18 mai : Du bide à la puce
Des intestins cultivés en laboratoire pour comprendre l’inflammation et le cancer, et des reins sur puce pour étudier les maladies rénales. Deux projets de recherche qui recréent nos organes en miniature pour mieux observer et comprendre ce qui se passe à l’intérieur du corps et imaginer de nouveaux traitements.
Les organoides d'intestin demande l'immunité
Lionel Le Bouris – Chercheur, Inserm
Que se passe-t-il dans notre intestin lorsque celui-ci développe une maladie inflammatoire ? Pourquoi les cancers du côlon répondent-ils peu aux nouvelles immunothérapies qui ont révolutionné le traitement des autres cancers ? Pour répondre à ces questions, les modèles animaux sont-ils pertinents et suffisants ? Lionel Le Bouris développe des organoïdes à partir de prélèvements de patients et étudie ensuite comment ces structures interagissent avec les cellules immunitaires des ces mêmes patients. Son objectif : réduire l’activation des cellulaires immunitaire dans les maladies inflammatoires, mais l’augmenter contre les cancers.
Ce n'est rein ma puce !
Alizée Fernandes Pereira – Doctorante, Sorbonne Université
Et si un rein (ou presque) tenait dans la paume de la main ? Lors de cette soirée futuriste, Alizée Fernandez Pereira vous embarquera dans des travaux de sa thèse. Au programme : reins miniatures sur puce, cellules humaines et capteurs. L’idée ? Mieux comprendre les maladies rénales et trouver de nouvelles pistes pour les traiter. Une recherche proche de la science-fiction… mais à portée de main (et sans quitter le bar).
Mardi 19 mai : Soigner demain autrement : IA et mini-tumeurs
Et si les médicaments étaient conçus par une IA, et les tumeurs cultivées sur puce plutôt que sur des souris ? Entre algorithmes et mini-cancers en labo, découvrez comment la recherche réinvente la manière de tester et créer les traitements de demain.
ChatGPT, fais-moi un médicament !
Luigi Ranieri – Doctorant, Université Paris Cité. Inserm
Et si le prochain médicament que vous prendrez avait été conçu par une intelligence artificielle ? Aujourd’hui, développer un traitement prend 15 à 20 ans, coûte des milliards d’euros et demande plusieurs tests sur des animaux. Dernièrement, l’intelligence artificielle change la donne : grâce à des machines qui analysent une grande quantité de données biologiques, on arrive à prédire quels composés ont le plus de chances de devenir des médicaments, en réduisant l’expérimentation animale et les échecs. Venez donc découvrir si l’IA pourra remplacer les chimistes comme Luigi Raneiri ! (Spoiler : non)
Des puces Minion pour faire pousser des mini-tumeurs en laboratoire
Anna Schreiber – Doctorante, Université Paris Cité
Le cancer colorectal est l’un des cancers les plus fréquents, et le développement de nouveaux traitements nécessite de nombreux tests, souvent réalisés sur des souris. Pour limiter ce recours, Anna Schreiber a développé une puce Minion, petite, maligne, (et qui ressemble un peu à Bob), capable de reproduire des aspects clés du cancer colorectal in vitro. Cette puce permet notamment de faire pousser des sphéroïdes tumoraux, c’est-à-dire de petites sortes de boules de cellules cancéreuses/malignes, offrant un modèle plus éthique, rapide et pertinent pour tester de nouveaux traitements.
Mercredi 20 mai : La vie privée des microbes
Les microbes ont une vie bien plus mouvementée qu’on ne l’imagine. Entre un parasite qui cache une vraie vie amoureuse et des bactéries passées de menace à aliment, cette soirée dévoile leurs secrets les plus intimes.
La vie sexuelle cachée du parasite Leishmania
Marcela Fuentes - Doctorante, Institut Pasteur
Même les micro-organismes ont une vie amoureuse ! Leishmania, un parasite transmis par des insectes appelés phlébotomes, peut provoquer une maladie grave appelée leishmaniose. Longtemps, on pensait qu’il ne faisait que se diviser pour se multiplier… jusqu’à ce qu’on découvre qu’il menait aussi une vie sexuelle bien cachée. Dans son projet, Marcela Fuentes étudie une protéine nommée Gex1 sans laquelle Leishmania est incapable de se reproduire. Envie de plonger dans les secrets de la séduction à l’échelle microscopique ? Vennez découvrir comment ce parasite trouve (ou perd) l’amour !
Savez-vous que le yaourt était autrefois vendu en pharmacie ?
Anne Hiol – Post-Doctorante, INRAe
Autrefois, les bactéries faisaient peur : on les accusait de nous empoisonner de l’intérieur. Aujourd’hui, on les mange sans hésiter au petit-déjeuner. Que s’est-il passé entre les deux ?
Le talk d’Anne Hiol raconte comment le yaourt est passé du statut de remède vendu en pharmacie à celui d’aliment star, grâce à des scientifiques, des prix Nobel et quelques ferments lactiques. Après ça, vous ne regarderez plus jamais votre yaourt de la même façon….
Retour sur l’édition 2025
En 2025, les trois soirées organisées par le FC3R ont affiché complet en seulement quelques heures. Six intervenants ont animé ces rencontres autour de thématiques variées telles que le cerveau, les tumeurs, les organes-sur-puce, le rein, le VIH, les organes perdus ou encore les cellules ciliées. Nous avons également eu l’honneur d’accueillir l’illustratrice « Mél « qui a croqué l’une des soirées, offrant ainsi un cadre visuel inspiré du concept de Pint of Science. Près de 120 participants ont assisté aux présentations, rythmées par des quiz et même une chanson, dans une ambiance conviviale. L’évaluation du public a été très positive, ce qui nous a encouragés à renouveler l’expérience en 2026.
